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Histoire

Dans cette page vous trouverez des informations sur :
- l’étymologie du nom « Montastruc La Conseillère »
- l’origine du blason et du logo
- un résumé de l’histoire de la commune

Si vous désirez plus d’explications sur des lieux ou des évènements, n’hésitez pas à nous contacter. De plus, toutes les personnes ayant des informations ou des documents sur l’histoire de la commune, et qui désirent les partager sur ces pages, sont invitées à nous contacter. Voir la page Contactez-nous.

Etymologie

Montastruc…

Montastruc est formé de l’assemblage de deux noms : « MONT », qui désigne un endroit élevé (référence aux vallons) et « ASTRUC » qui, en patois provençal, désignait un attelage de labour, car, à l’époque, le sol étant très fertile, l’activité dominante des habitants était le travail de la terre.

…la Conseillère
Le Château, localisé route des Birats, était habité par le Seigneur d’OUVRIER, Conseiller au Parlement de TOULOUSE. L’épouse de ce Conseiller, dont la rumeur disait qu’elle n’était point belle, avait commandé son portrait à un peintre renommé. Lorsque ce dernier lui présenta son œuvre, elle la refusa comme n’étant pas, dit-elle, assez ressemblante.

Le peintre n’étant pas de cet avis, exposa le tableau devant une petite échope servant de relais aux diligences située au carrefour des routes de Toulouse et du Village (hier le Relais de la Conseillère) de façon à ce que les habitants se rendant au village puissent le voir.

Les passants reconnaissant évidemment la femme du Conseiller, s’exclamaient « La Conseillère » chaque fois qu’ils passaient devant le portrait. Depuis, ce lieu a porté ce nom.

Voyant l’effet produit, et comme le peintre refusait d’enlever le tableau, le Seigneur d’OUVRIER fut bien obligé de l’acheter pour le faire disparaître…
Le nom de ce lieu-dit fût ajouté, par décision municipale, le 16 août 1890 à Montastruc afin de la distinguer des communes du département portant le même nom.

Blason & Logo

L’origine du blason remonterait à l’époque des premières croisades, vers 1096.

Le sceau Municipal, issu des armoiries des Seigneurs est composé d’un parchemin jaune sur lequel est posé un écusson rouge surmonté du sommet de la tour d’un château fort.

Au centre, sur un mont de couleur verte est juché un arbre traversé par les lettres AST et RUC, le tout encadré de six fleurs de lys.

C’est cette figuration qui apparaît au dessus de l’arcade centrale de la Mairie et qui est peinte sur des vitraux de l’église.

Aujourd’hui, dans notre société, la communication tient une place prépondérante. De plus en plus, les entreprises, les administrations ainsi que les collectivités locales se dotent d’un « logo ». Notre commune se devait de donner à ses divers partenaires une image à la fois séduisante et accueillante. C’est pourquoi, courant 1990, la municipalité décida de créer une symbolique différente.

Sur ce logo, apparaît un soleil levant éclairant de ses premiers rayons le jour nouveau, symbole d’espoir. Une voie ascendante le traverse, figurant à la fois l’optimisme et la volonté de donner à Montastruc des atouts supplémentaires.

Le « M » vallonné de Montastruc semble tout à fait prédestiné, il traduit la douce mouvance de nos collines, image de quiétude, de sérénité, de qualité de vie… Il en est de même, de la graphologie qui, n’étant pas uniforme, symbolise le lien entre hier, aujourd’hui et demain.

Historique

L’origine probable de MONTASTRUC se situe entre le XIème et le XIIème siècle, période où eurent lieu d’importants défrichements et un accroissement conséquent de la population en Pays Toulousain, facilitant ainsi la création de nombreuses communautés locales.

Fondée en 1242 par SICARD ALAMAN, seigneur de la Commune qui en fit une bastide. Ainsi, Montastruc devint une petite place forte, constituant un point stratégique important de par sa position entre l’Albigeois et le Toulousain. Son créateur fut Conseiller et Lieutenant du Comte de Toulouse Raymond VII. Il joua un rôle important auprès de lui. Toutefois, la fertilité de son sol produisant blé, vin et autres denrées en abondance en fit un élément de convoitise pour les armées en opération.

La localité fût, à partir de 1270, sous la dépendance directe du Roi de France. En 1771, Louis XV la concéda au Comte de CLARAC. Ce dernier s’installa au château de BUZET, rendant la communauté Montastrucoise très mécontente. De plus, le nouveau Seigneur se montrait exigeant, voulant tirer parti au maximum des plus petits profits de la Ville, allant jusqu’à vendre les « Communaux » (terrains appartenant à la Communauté). Pour ce motif, la Communauté lui intenta un procès. Il fut condamné en 1786 à rembourser un montant de plus de 3000 livres qu’il avait perçu indûment. Mais il semble que ce jugement n’ait jamais été exécuté…

Au XVIème Siècle, lors des guerres de religions, Montastruc fut assiégée deux fois. En 1570, la ville fut prise sans combat et occupée par les troupes protestantes. Vingt ans plus tard, en Mai 1590, le Duc de JOYEUSE, alors Gouverneur du Languedoc, voulant reprendre la ville, arriva par la vallée (avenue de la Brante) non loin des Remparts de la ville. Les assaillants firent une brèche dans les remparts, d’où le nom de « rue de la Brèche ». Le siège dura trois jours. Il y eut 200 morts. La bataille fut terrible.

Du Moyen-Age jusqu’au XVIIème, l’Administration Communale fut dirigée par des Consuls. En 1692, LOUIS XIV, pressé par des besoins d’argent, promulga un Edit instituant des charges de Maire et de Lieutenant de Maire dans tout le Royaume. Cet Edit plaçait ces magistrats au premier rang de l’administration communale. Le Premier Maire de MONTASTRUC fut Jean CAMPAGNE. Le 18 Juillet 1693, il acheta la charge. Cette charge avait la particularité d’être héréditaire. Par un nouvel Edit, en 1706, LOUIS XVI laissa aux villes la possibilité de racheter cette charge. C’est ce que fit MONTASTRUC en 1718-1719.

La période entourant la Révolution Française fut vécue diversement par la population locale. Les premiers effets se firent sentir avec un décalage par rapport à PARIS . Ce n’est qu’en 1790 que la noblesse locale ne bénéficia plus de privilèges fiscaux. Plusieurs manifestations, aux tonalités différentes, où s’opposèrent les tenants de l’ancien et du nouveau régime, eurent lieu pendant cette période. D’autres, plus pacifiques, se déroulèrent telle celle qui consista, courant Juin 1792, à planter l’arbre de la Liberté qui devait être un chêne ou un pin. On ne sait ce qu’il advint de l’application de cette décision.

C’est au cours de cette période, le 29 juin 1792, que fut créée la Brigade de Gendarmerie du Canton. Elle s’installa chez un particulier, Mme Veuve DELOR DE MASBOU, famille qui donna deux maires à la Commune (1745 et 1780). En Septembre 1792, les registres de l’état civil furent retirés aux autorités ecclésiastiques et remis au Maire de la Commune qui devint Officier de l’état civil. C’est également pendant cette période (loi du 14 Décembre 1789) que fût , entre autres, institué pour le Maire et les Adjoints, le port de l’écharpe tricolore.

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